Textes pour suite / Teksty do dalszego ciagu / Texts as Follows

Lefevre Jean Claude
Textes pour suite / Teksty do dalszego ciagu / Texts as Follows
Rennes, Incertain Sens, 2013
dos carré cousu collé
impression noir & blanc
[90p.]
20,7 x 15,7 cm
600 ex.
isbn 978-2-914291-57-6

WTOREK, 25 LIPCA 1978, LONDYN.
Ostatnia wystawa, u Barry Bakera, 37 Museum Street, ?wiadomie firmowana przez André Caderego. Aparatem 6 × 6 fotografuj? szefa galerii za biurkiem, za jego zgod?, i robi? zdj?cie z wystawy: trzy uj?cia* czarno-bia?e przyszpilone w linii na jedynej wolnej ?cianie.
[LJC notatka z 2004 roku]
* Dokument opublikowany w 1983 roku, z inicjatywy LJC Archive, w nieperiodycznej broszurze dystrybuowanej przez Ghislaina Mollet-Viéville i galeri? Durand-Dessert w Pary?u, a pó?niej w katalogu wystawy z 1996 roku, André Cadere, Unordnung herstellen, wydanego przez Kunstverein z Monachium [dyrektor: Dirk Snauwaert] oraz Landesmuseum Joanneum z Graz [kurator: Peter Weibel]; fotografia przyci?ta do formatu poziomego

MARDI 25 JUILLET 1978, LONDRES.
Dernière exposition, assumée comme telle par André Cadere, chez Barry Barker, 37 Museum Street. À l’aide de mon appareil 6 × 6, photographie, avec son accord, le responsable à son bureau et prends un cliché de l’accrochage : trois vues* en noir et blanc, format 24 × 36, épinglées en ligne sur le seul mur disponible.
[LJC note 2004]
*Document publié en 1983, à l’initiative de LJC Archive dans une brochure non-périodique diffusée par Ghislain Mollet-Viéville et la galerie Durand-Dessert à Paris, puis dans le catalogue d’exposition de 1996, André Cadere, Unordnung herstellen, une publication du Kunstverein de Munich [Dirk Snauwaert, directeur] et du Landesmuseum Joanneum de Graz [Peter Weibel, curator] ; photographie recadrée au format paysage.

THURSDAY 2ND SEPTEMBER 1993,
acquire at a left-bank bookseller’s stall a study of the Perret brothers published by the National Conservatory for Arts and Crafts, a catalogue dated 1976. Add this work to the archives concerning the piece under the reference AITSRS990.
The same day, stop for a minute in front of the window of the Arnaud Lefebvre gallery. In the half-light, discover what could be called an autumn display… Still walking along the rue Mazarine, come across Jean-Dominique Carré who is busy writing a sign informing the passer-by of the new opening hours of his bookshop.
Thus each one of us in one way or another underlines the fact that we are starting out on a new period of activity… following the organization of the school year. Classifying, cleaning, cutting out new cards, developing new categories; cleaning windows* and inevitably arranging new window displays. In the theatre this operation is called staging.
*The reproduction of a painting by the artist Yvan Pouni springs to mind: Cleaning Windows, dated 1915… in the book by Camilla Gray, The Russian Avant-Garde in Modern Art 1863-1922.
At the terrace of the Mazarin café, on the corner of the rue Jacques Callot and the rue Mazarine, describe to my companion, the outline of the project which I have been thinking about for some time.
From this brief encounter note that Jean-Dominique Carré is indeed eager to set up a project both for his bookshop and for the adjoining apartment. To show his determination he talks about the length of the presentation and when it will take place; we decide on December 1993 as the deadline before which we must have something to show. The only constraint, which is perfectly understandable, is the desire on the part of our host not to remove Claude Rutault’s work which has been in the rotunda and the hall of the apartment since 1991; papers, canvasses and captions which have, with time, come to form part of his life.

JEUDI 2 SEPTEMBRE 1993,
fais l’acquisition, chez un bouquiniste, quai rive-gauche, d’une étude sur les frères Perret, éditée par le conservatoire national des arts et métiers ; un catalogue daté 1976. Joindre cet ouvrage aux archives de la pièce référencée AITSRS1990.
Ce même jour, m’arrête un instant devant la baie vitrée de la galerie Arnaud Lefebvre. Dans la pénombre, découvre ce que l’on peut nommer un accrochage de rentrée… Arpentant toujours la rue Mazarine, surprends Jean-Dominique Carré occupé dans la rédaction d’un carton informant le promeneur des nouvelles plages horaires d’ouverture de sa librairie.
Et chacun de remarquer d’une façon ou d’une autre que nous entamons une nouvelle période d’activité… calquée sur le rythme scolaire. Classer, nettoyer, découper de nouveaux cartels, développer de nouvelles rubriques ; laver les vitres* et, nécessairement, recomposer une vitrine originale. Au théâtre cette opération a pour nom la mise en état.
* Me revient à l’esprit la reproduction d’une peinture de l’artiste Yvan Pouni, Lavage des fenêtres, datée 1915… in l’ouvrage de Camilla Gray, L’avant-garde russe dans l’art moderne 1863-1922.
À la terrasse du Mazarin, angle des rues Jacques Callot et Mazarine, expose rapidement, pour mon interlocuteur, les grandes lignes d’un projet auquel je pense depuis quelque temps déjà.
De cette brève rencontre, note que Jean-Dominique Carré est bien demandeur d’un projet à développer, à la fois dans la librairie et à l’appartement attenant. Pour marquer sa détermination, notre libraire parle calendrier et durée de présentation ; retenons décembre 1993, comme date limite avant laquelle nous devons nous manifester. Le seul point contraignant, est le souhait, tout à fait compréhensible de notre hôte, de ne pas se séparer de la pièce de Claude Rutault ; oeuvre en place, depuis 1991, dans la rotonde et entrée de l’appartement ; papiers toiles et légendes jouant le rôle, avec le temps, de cadre de vie…

Encyclopedia, Contemporary Art in the World with www.google.com/language_tools First Volume

Jean-Benoit-Lallemant-Encyclopedia-…

Jean-Benoît Lallemant
Encyclopedia, contemporary art in the world, with www.google.com/language_tools.
Rennes, Éditions Incertain Sens, 2010.
Offset, p&b
[28] p.
30 x 42,5 cm
1.000 ex.
ISBN: 2-914291-42-6.

Jean-Benoit-Lallemant-Encyclopedia-…-page-8-9

L’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert du milieu du XVIIIe siècle, dont la publication de Jean-Benoît Lallemant reprend la composition typographique, se proposait de réunir la totalité de tous les savoirs de son époque. En limitant son ambition aux savoirs que génère l’idée d’« art contemporain », ENCYCLOPEDIA propose de se représenter un tel projet à l’époque de Google.

En utilisant le site http://www.google.fr/ language_tools, chaque domaine local (France : « .fr », Angleterre : « .uk », Allemagne : « .de », etc.) a fait l’objet d’une recherche avec Google. L’expression « art contemporain » a ainsi été traduite dans la langue officielle la plus parlée dans le pays concerné par la recherche. Puisque certains pays, tel l’Iran, n’ont pas de domaine sur Internet – pourtant Google permet d’effectuer une traduction en Farci (la langue persane) –, une recherche a alors été menée pour les six langues affiliées aux pays qui n’ont pas de domaine. En troisième de couverture sont listés les domaines n’offrant pas la possibilité d’une recherche spécifique, ainsi que les domaines pour lesquels il n’y a pas de traduction possible avec l’outil de traduction Google. Les neuf premières images affichées par le moteur de recherche dans chaque domaine ont été retenues pour la publication.

Jean-Benoit-Lallemant-Encyclopedia-…-Belarus

Livrées à la logique de Google, ces images sans légendes ne sont plus que les images d’elles-mêmes. L’idée de l’encyclopédie, qui fonde le projet de Jean-Benoît Lallemant, permet du moins d’entrevoir les limites d’une connaissance dont Internet est l’outil : les images se substituent aux concepts, l’ordre d’apparition des réponses de Google dépend du nombre de visites de chacune d’entre elles, le résultat n’est donc plus le même d’un jour à l’autre, etc. La définition des concepts n’est alors plus possible, car le moteur de recherche ne répond pas à la demande, mais impose une image de l’art contemporain, l’encyclopédie devient donc un périodique à remettre continuellement à jour.

Internet, dont Google est un des principaux outils, promet un regard sur l’ensemble du monde et des savoirs, mais n’offre peut-être qu’une mondialisation : l’occidentalisation de toutes les formes culturelles.

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http://www.jeanbenoitlallemant.com/works/2010/encyclopedia/

Uma escolha entre infinitas possibilidades

E2P3-08

Rute Gusmão
Uma escolha entre infinitas possibilidades
Rio de Janeiro : [Ed. do Autor], 1980.
[16] p. : il. p&b ; 22 x 29,5 cm.
Impressão em serigrafia
Tiragem de 17 exemplares numerados e assinados também em serigrafia pela artista.
Fólios costurados. BU-Livro de Artista

Exposto em: “Livro de Artista no Brasil”. Exposição realizada por: Instituto Arte das Américas; Liga Brasileira de Editora; C/Arte, 2015.
Exemplar 3/17. BU-Livro de Artista

Des illusions ou l’invention de l’art

561846Des illusions ou l’invention de l’art, un livre d’Alain Farfall
[un livre conçu et mis en page par Hubert Renard].
Outros Títulos:
L’invention de l’art.
Rennes : Éditions Incertain Sens, 2008.
61 p. : il. color.
17 x 11 x 0,5 cm.
Impressão em offset
1000 exemplares .

Des Illusions, ou l’invention de l’art, un livre d’Alain Farfall, est un ouvrage écrit en 2000 dans lequel le célèbre critique d’art nous offre des pensées libres et profondes, souvent drôles, parfois mordantes, observant que l’effondrement de ses grandes certitudes des années 80 a laissé place à l’intuition selon laquelle le travail de l’art doit se faire, encore, ailleurs, « au risque d’abandonner l’art là où il se trouve. »

L’impression de désorganisation, de fourmillement, d’éclatement que donne la lecture de ce livre est à mettre sur le compte de son protocole même : l’auteur se propose de fabriquer de toutes pièces et rétrospectivement un carnet de notes, à partir des mots qu’il a semés dans ses archives sur des bouts de papiers, sur des post-it, sur des photocopies d’articles divers, en profitant de l’occasion pour annoter, après coup, les pensées qu’il retrouve.

Une description « archéologique » permettant de resituer où la note a été retrouvée, et éventuellement quand elle a été écrite, si l’auteur s’en souvient, apparaît en italique, avant la note elle-même, et nous donne son contexte, parfois anecdotique. Les notes, en caractère gras, sont numérotées (on en compte 38), et retranscrites avec les incorrections graphiques d’origine (ponctuation anarchique, incertitude sur certains mots mal écrits ou raturés, etc.) Les annotations suivent immédiatement chaque note. Elles permettent à Farfall de les actualiser, de les compléter, de les reformuler, voire de les contredire, parfois aussi de s’en amuser. On a ainsi, en trois strates distinctes, le contexte, la pensée, son commentaire. Un système de renvois propose de parcourir le carnet par d’autres chemins que la lecture linéaire page après page, marquant bien le caractère d’index de l’ouvrage.

Nous sommes ainsi invités non pas à parcourir le livre dans l’organisation qu’il adopte, mais à nous emparer du texte pour y piocher, pour penser avec l’auteur.

Il faut aussi souligner l’importance de la mise en page, réalisée par Hubert Renard. Le texte est imprimé dans un livre qui reproduit sur chaque page l’image d’un petit carnet. La couverture est noire, les pages grisées, aux angles arrondis. Le tout ressemble donc à un reprint, à une reproduction du fameux carnet de note que Farfall n’a jamais tenu. C’est une image. D’ailleurs, un post-it jaune collé en page 39, en réalité imprimé page 39, dépasse un peu en haut du carnet. Sur cette page 39, on ne peut pas lire le texte, car il faudrait pour cela que nous soyons face à un véritable post-it, qui a la particularité de pouvoir se décoller et se recoller à volonté. Farfall met ainsi tout son travail en déséquilibre, souligne le caractère factice, relevé dans son introduction, de son entreprise de reconstitution du carnet de notes. À nous lecteur de décider s’il s’agit d’un livre de Farfall ou de l’image du carnet de note qu’il aurait voulu tenir. À nous de décider s’il s’agit d’un vrai livre ou de sa reproduction. Mais la reproduction d’un livre fait-elle de celui-ci un faux livre ? Sur le post-it, il est écrit, de la main de l’auteur : « Ne pas oublier que c’est souvent plus compliqué que ça ! »

Fonte:

http://www.sites.univ-rennes2.fr/arts-pratiques-poetiques/incertain-sens/fiche_hubert_renard_des_illusions.htm

Pinxit

Voir détail
Laurent Marissal
PINXIT 1997-2003
Rennes: Incertain Sens, 2005
[226] p.
offset p&b
22 x 14 cm.
1000 exemplares
ISBN 978-2-914291-18-3

Verão de 1993, o pintor Laurent Marissal é empregado como agente de vigilância no museu Gustave Moreau. De abril de 1997 a janeiro de 2002, ele fez desta alienação o material de sua prática. Ele usa para fins pictóricos seu tempo de trabalho vendido ao Ministério da Cultura.
Ele desvia a força de trabalho vendida ao museu, se apropria desse tempo meio de subsistência e transforma-o em tempo meio de existência. Esta desalienação, cujo princípio primordial é a recuperação do tempo materializada em ações relacionadas com a sua prática: pintar, escrever, ler

Inverno de 1998, ele abriu uma seção sindical da CGT, ferramenta administrativa para implementar o seu projeto pictórico: modificar realmente as condições, o tempo e o espaço de trabalho.

“Été 1993, peintre, Laurent Marissal est employé comme agent de surveillance au musée Gustave Moreau. D’avril 1997 à janvier 2002, il fait de cette aliénation la matière de sa pratique. Il utilise à des fins picturales le temps de travail vendu au ministère de la culture.
Il détourne sa force de travail vendue au musée, se réapproprie ce temps moyen de subsistance et le transforme en temps moyen d’existence. Cette désaliénation, dont le principe privilégié est le recouvrement du temps, se matérialise dans des actions liées à sa pratique : peindre, écrire, lire…
À son insu, le musée rémunère une production dont il n’aura pas la jouissance. Ce rapt est systématisé.
Hiver 1998, il ouvre une section syndicale CGT, outil administratif, pour concrétiser son projet pictural : modifier réellement les conditions, le temps et l’espace de travail.

http://www.sites.univ-rennes2.fr/

Salvar

Percursos narrativos

E3P4-08

Fabio Morais e Rafael RG.
Percursos narrativos [conjunto de peças]
[São Paulo] : Beco da Arte, 2010.

Material acondicionado em caixa de MDF.
1 Kit em caixa de 17 x 33 x 4,5 cm.
Impressão laser com tiragem de 100 exemplares numerados.
Exemplar 1/100.  

Conteúdo completo:
Fabio Morais (5 folhetos de cordel):
– IKBlues Band & suas musas ;
– Flavito ;
– … e eu ;
– Livro ;
– 9 capítulos na vida do senhor Abreu.

– 1 pedaço de barbante dobrado e amarrado
– 1 placa de MDF (3 x 9 cm) com 5 pregadores de roupa de madeira
– 2 pedaços de elástico amarelo.

Rafael RG
– Entrevista a Hans Ulrich Obrist

In the Infinitive

duchamp

Ecke Bonk, Marcel Duchamp, Richard Hamilton
In the Infinitive [À l’infinitif] (The White Box)
Köln, Walther Koenig, 2000
Offset, il. col.
23 x 15,5 cm
126 p.
ISBN 9783883753911

marcel duchamp: the white box / in the infinitive
a typotranslation by Ecke Bonk in collaboration with Richard Hamilton and Jacqueline Matisse-Monnier.

Esta é uma tradução tipográfica em Inglês feita por Richard Hamilton e Ecke Bonk do The White Box de Marcel Duchamp e inclui mais de 100 facsimiles reproduzidos de suas notas. Durante o período em que Duchamp estava lutando para afirmar o domínio da mente sobre o processo criativo, ele habitualmente registrava seus pensamentos em qualquer pedaço de papel disponível. Os escritos de Duchamp são únicos porque a forma premeditada de sua publicação inicial os mostra crus, espontâneos e não polidos.

As primeiras notas a serem publicadas foram produzidas em uma edição limitada e impressas sob a supervisão direta de Duchamp, às suas próprias custas. Os documentos soltos resultantes estavam contidos em uma caixa encadernada em papel flocado verde. A Caixa Verde, que foi admirada por sua forma e perversidade e amada como uma obra de arte. Desde a publicação de The Green Box em 1960, os avanços na ciência da computação trouxeram as ferramentas para levar sua The White Box a um público amplo.

É a descrição de Duchamp do que uma obra de arte pode ser: a arte é a representação,  o emblema de algo em sua cabeça, o mensageiro que carrega o significado. Ele enfatiza como a linguagem é parte integrante da fabricação lenta.

This is an English typotranslation by Richard Hamilton and Ecke Bonk of Marcel Duchamp’s The White Box and includes over 100 reproduced facsimiles of his notes. During the period in which Duchamp was struggling to affirm the dominance of mind over hand in the creative process, he habitually recorded his thoughts on any available scrap of paper. Duchamp’s writings are unique in that the premeditated form of their initial publication shows them raw, spontaneous and unpolished.

The first notes to be published were produced in a limited edition and printed under Duchamp’s direct supervision, at his own expense. The resulting loose documents were contained in a box bound in green flock-paper. The Green Box which was admired for its form and perversity and loved as a work of art. Since the publication of The Green Box in 1960, advances in computer science have bought the tools to bring his The White Box to a wide audience.

It is Duchamp’s description of what a work of art might be that endures: art is the depiction, the token, the emblem of something in his head, the messenger that carries the meaning. He emphasises how language is an integral part of the slow fabrication.

Learn to Read Art

learn to read art

Amir Brito Cadôr
Learn to read art
Belo Horizonte, Edições Andante, 2013
brochura
16.2 x 12 cm
72 p.
200 ex.

Baseado em um guia do Museu de Arte de Chicago dos anos 1970, o livro apresenta termos específicos das artes visuais utilizando a linguagem de sinais, com exemplos de obras de Marcel Duchamp, Sol LeWitt, Paulo Bruscky, Bruce Naumam, Ed Ruscha, Lygia Clark, entre outros.

learn to read art2

learn to read art1

Salvar

ARTE E MUNDO APÓS A CRISE DAS UTOPIAS

ARTE E MUNDO APÓS A CRISE DAS UTOPIAS, assim mesmo, em CAIXA ALTA e sem notas de rodapé

Fabio Morais e Daniela Castro
Editora par(ent)esis, Florianópolis, SC, 2010
36 p.
1000 exemplares

Esse texto foi escrito em 2009 para II Concurso Mário Pedrosa de Ensaios sobre Arte e Cultura Contemporâneas, pela Fundação Joaquim Nabuco, em Recife, que tinha como tema o título: Arte e Mundo após a Crise das Utopias. Não foi selecionado, mas nesse mesmo ano participou da exposição El mal de escritura: un proyecto sobre texto e imaginación especulativa, no Centro de Estudos e Documentação do Museu de Arte Contemporânea de Barcelona (MACBA), entre 20 novembro de 2009 à 25 de abril de 2010. No final de 2010 pude publicar e fazer circular aqui no Brasil. Segue abaixo a Introdução:

“Para escrever sobre ARTE E MUNDO APÓS A CRISE DAS UTOPIAS, usou-se o recurso de tentar entender cada palavra e como cada uma se relaciona com as outras. Onde se contaminam, se traem, se contradizem, se explicam, se amparam. Como lidar com palavras significa fatalmente escorregar na ficção, estratégias do campo literário foram adotadas em detrimento de estratégias formais do campo dissertativo. Esta escolha não significa que se alcançou a literatura, mas sim uma dissertação que se socorre na ficção, pois acha nela a generosidade da liberdade da forma como guia.

Aqui, tudo foi escrito a quatro mãos, por dois cérebros e duas paixões. Provavelmente porque o enunciado proposto já antevê a dupla (ARTE e MUNDO) e a UTOPIA sempre quis o outro, e talvez não possa abrir mão desse querer.

O texto é dividido por capítulos que aparentemente o estruturam. Porém, o efeito é o de um craquelamento do discurso. Não é uma ode ao caos. Muito pelo contrário: apenas uma desconfiança de que mosaicos ou caleidoscópios produzam imagens organizadíssimas e ressignificantes do figurativo. Há bastante tempo que, para se entender o mínimo possível, agarra-se às palavras, uma a uma, para que elas fatiem tudo em micro pedaços digeríveis. Mesmo elas sendo o cúmulo da abstração. Mesmo elas tendo a bile fraca.”